Recommandation Quantifie la charge avec plusieurs repères combinés (perception d'effort, fréquence cardiaque, allure, ressenti, sommeil) plutôt qu'un indicateur unique. Le ratio charge aiguë sur chronique (ACWR) peut aider à repérer un pic de charge, mais ses seuils ne sont pas validés et l'outil est contesté : traite-le comme un signal souple, à croiser, jamais comme une règle. L'essentiel des preuves vient des sports collectifs et ne s'extrapole qu'avec prudence à la course. Force d'évidence GRADE: weak Le monitoring de charge en course à pied repose sur peu de données spécifiques : la majorité des travaux portent sur les sports collectifs (Loturco 2016 ; Xie 2026) et appellent à un consensus méthodologique encore absent (Havanecz 2026 ; Rebelo 2026). Même une figure historique de l'approche par la charge la reformule désormais « du tissu au système » (Gabbett 2025). Récence : 2026 ; champ instable. Comment appliquer Mesurer la charge Combine plusieurs métriques (RPE de séance, fréquence cardiaque, allure) : aucune seule ne capture la charge réelle ; la perception d'effort reste un repère simple et utile en sports continus (Torres 2025). Adopte un cadre multidimensionnel (charge externe, charge interne, réponse et bien-être) plutôt qu'un chiffre isolé (Rebelo 2026). Utiliser l'ACWR avec prudence L'ACWR compare la charge récente (environ 7 jours) à la charge habituelle (environ 28 jours) : utile pour repérer un pic, pas pour fixer un objectif. Ne t'appuie pas sur des seuils « sûrs » précis : ils ne sont pas validés et l'outil est discuté, faute de consensus (Havanecz 2026). Individualiser La réponse à une même charge varie fortement d'un individu à l'autre (Ranieri 2025) : surveille la tendance individuelle, pas une norme de groupe. Critères de progression Charge qui monte graduellement, sans pic brutal, avec ressenti et fréquence cardiaque cohérents. Pas de dérive de la fréquence cardiaque à allure habituelle, ni de hausse du RPE à charge constante. Signaux d'alerte Pic soudain de charge suivi de douleur localisée ou de fatigue marquée. Dérive de la fréquence cardiaque, chute de performance sur séances repères, sommeil ou humeur dégradés. Chiffres clés à retenir ACWR : fenêtres d'environ 7 jours (aiguë) contre environ 28 jours (chronique). Un repère, pas un seuil. Aucun seuil « sûr » universel validé spécifiquement en course à pied. Plusieurs métriques valent mieux qu'une seule (Rebelo 2026). Pièges fréquents Piloter sur un seul indicateur (fréquence cardiaque seule, allure seule ou RPE seul) (Rebelo 2026). Traiter l'ACWR comme une règle avec une zone sûre chiffrée : non validé et contesté. Transposer tels quels à la course les seuils issus des sports collectifs (Xie 2026 ; Loturco 2016). Études pivots Rebelo 2026 (revue) : cadre multidimensionnel de monitoring de la charge. Pour le coach : combiner les signaux, pas un chiffre. Havanecz 2026 (revue) : appel explicite à un consensus sur la charge externe : le champ n'est pas stabilisé. Gabbett 2025 : reformulation « du tissu au système » de la réponse appropriée à la charge. Ranieri 2025 (RCT) : la réponse individuelle prime sur la norme de groupe. Torres 2025 (scoping review) : place et limites du RPE en sports continus. Encore débattu La validité et les seuils de l'ACWR sont contestés, sans consensus méthodologique (Havanecz 2026). La meilleure combinaison de métriques de charge n'est pas tranchée (Rebelo 2026). Ce que les preuves ne disent pas Peu de données spécifiques à la course : l'essentiel s'extrapole des sports collectifs, ce qui est une preuve indirecte. Les critiques méthodologiques dédiées de l'ACWR, au-delà des appels au consensus présents ici, ne sont pas toutes dans le corpus actuel. Couverture documentaire non exhaustive (PubMed + graphe OpenAlex).